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kivivra

Mardi 5 septembre 2006
Je débute ,en ce jour du 05 Septembre 2006, cette espace où je mettrais à disposition , mes coups de gueules , mes pensées,mes avis,et partager aussi ma maladie qu el on dit encore honteuse le SIDA
Par joel
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Vendredi 8 septembre 2006
Mon histoire si elle peux etre non revécu , cela serait bien et permettrait à 
certains de ne pas rester sous silence.
J ai vecu avec un garçon plus agé que moi durant 15 ans.
Au début , cela se passait pas trop mal, il m a demandé de changé de 
travail(vendeur ) pour entrer dans la banque, naîf , j ai démissionné et suis 
parti devenir employé de banque.ce que je ne savait pas c'ess que 
sa femme (et oui il était marié) travaillait dans la plus grosse banque de 
France, et avait pour ami(ouvertement homo) un collègue.
Tout mes faits et gestes etaient rapportés(impossible pour moi de boire un verre avec des 
amis.
Pour lui c'était pour me faure sauter(désolé 
du terme).
Je devais l attendre le matin le soir à son travail,les week end c'etait 
toujours la meme chose :samedi la godriole et dimanche repas famille.
Je ne sais comment, j ai tenu le coup(avais de graves problèmes familiaux) 
Il m'a obligé à rompre avec mes copains de classe, dès que j avais 5 
minutes de retard c'est que j étais à l époque dans les cinemas pornos.
La machinerie s'était mise en place personne à qui en parler.
et,à force de me répeter que soit disant que je le trompais, je l ai fais , je 
me suis fait plomber vers ces dates là.Je suis devenu séropo.
Je ne pouvais rien faire ni vacances ni ciné sans lui.Et puis j ai sombré 
dans l alcool de plus en plus, je sortais tous les soirs et le samedi 
évidement j en avais pas envie,et plus envie.
Pour lui j étais donc j étais une Salope une Pute.
L 'alcool aidant, j étais embourbé jusqu au moment où il est devenu 
violent et me lancait en "pature" dans les saunas ...... pour prendre son 
pied, je ne savais plus quoi faire d un coté l alcool, de l autre la folie d un 
type( si il lit cette article il se reconnaitra) et si un mec est avec lui qu il se 
tire .
Ce qui m a sauvé c'est d avoir déclaré un  sida en 98, qui m a 
éloigné plus d un an de ses griffes.Cela peut être surprenant mais ma maladie ma sauvée!.

A mon retour sur Paris, le cinema a recommencé, mais j ai dis stop , il m 
avais menacé de me démonter la tête de tous dire à mes parents et au 
travail, j en ai fait cure, je suis tombé une fois sur son répondeur et j ai 
racroché.
La peur au ventre pendant un mois, j ai pu en parler à des ami(e)s 
associatif de lutte contre le sida(il ne supportais pas que je sois bénévole!)
Cela m a sauvé mais 2 ans d abstinences sexuelles, la peur de retomber 
dans les griffe d un taré, j avais l impression de sortir de prison.



Par joel
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Vendredi 8 septembre 2006
Mon histoire si elle peux etre non revécu , cela serait bien et permettrait à certains de ne pas rester sous silence. ">J ai vecu avec un garçon plus agé que moi durant 15 ans. Au début , cela se passait pas trop mal, il m a demandé de changer de travail(vendeur ) pour entrer dans la banque, naîf , j ai démissionné et suis parti devenir employé de banque.ce dont je me doutais pas c'est que sa femme (et oui il était marié) travaillait dans la plus grosse banque , et avait pour ami(ouvertement homo) un collègue.
Tout mes faits et gestes etaient rapportés(impossible pour moi de boire un verre avec des amis car ,tout de suite il me disais que c'était pour me faure sauter(désolé du terme!). Je devais l attendre le matin le soir à son travail,les week end c'etait toujours la meme chose :samedi la godriole et dimanche repas famille. Je ne sais comment j ai pu tenu le coup (avais de graves problèmes familiaux)Il m a obligé à rompre avec mes copains de classe, des que j avais 5 minutes de retard c'est que j étais à l époque dans les cinemas pornos. La machinerie s'était mise en place personne pour en parler.et a force de me répeter que soit disant que je le trompais, je l ai fais , j' ai du me faire plomber vers ces dates là. Je ne pouvais rien faire ni vacances ni ciné sans lui.Ni vivre....Et puis j ai sombré dans l alcool de plus en plus, je sortais tous les soirs et le samedi évidement tous rapports avec lui m'étaient impossible j en avais pas envie donc j étais une S...... une P.... L alcool aidant, j étais embourér jusqu aux moments où il est devenu violent et me lancait en "pature" dans les saunas ...... pour prendre son pied, je ne savais plus quoi faire d un coté l alcool, de l autre la folie d un type( si il lit cette article il se reconnaitra) et si un mec est avec lui qu il se tire. Ce qui m a sauvé c'est le fait d avoir déclaré sida en 98, qui m as éloigné plus d un an de ses griffes. A mon retour sur Paris, le cinema a recommencé, mais j ai dis stop , il m'avait menacé de me démonter la tête de tous dire à mes parents et au travail, j en ai fait cure, je suis tombé une fois sur son répondeur et j ai racroché.La peur au ventre.... La peur au ventre pendant un mois, j ai pu en parler à des ami(e) associatis de lutte contre le sida(qui ne supportait pas)Cela m a sauvé mais 2 ans d abstinence sexuelle et la peur de retomber dans les griffe d un taré, j avais l impression de sortir de prison. Je pourrais en dire plus , je ne sais si mon témoignage vous conviendrait. J ai arreté l alcool depuis plus de 8 ans , je ne fais que du volontariat dansla lutte contre le sida et les discrimininations et contre la violence. Meme si , je me suis "retenu" je ne fais cela ni pour l argent ni pour la notorité juste pour éviter que des jeunes se retrouvent dans cette situation et ne sombrent dans l alcool la drogue ou bien le suicide, car j y ai aussi beaucoup pensé. Il existe mainteant des structures des écoutes pour éviter cette fin brutale..... Merci à toute l équipe de Tétuy , je suis en psy depuis 98, j ai fais beaucoup de travail sur cet enfermement. Bises à toutes et à tous ET surtout! rien n'est irrémédiable sauf le Sida,mais les appels anonymes de SOS suicide ou autres sont tellement de portes et de planche de salut Merci Joël
Par joel
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Mercredi 20 septembre 2006
Depuis mon dernier mesage, les choses deviennent de plus en plus folles. J étais dans l attente d'une réponse pour des aides suite à de grosses difficultés financières, générées par la suppression des remboursement de médicaments.Ma pathologie vih,demande une somme de médocs outre ceux pris en charge, de plus en plus importante. Vive la médecine à deux vitesses.Plus aucune organisation, association,m ouvrent ces portes. La dernière en date, c'est mon ex-employeur, avec qui je suis sous contrat sans salaire, et qui ont voulu porter l estocade: incrisption aux fichiers des mauvais payeurs.Cela veux dire plus de carte,plus de chéquiers.Les services sociaux sont totalement sourds,c'est à PLEURER,. Il y a des personne qui veulent être français , mais je le suis je paie impôts , taxes, plus rien dernière cela. C'est louable de leurs parts, ma attention au revers de la médaille, tout n'est plus rose en France . A moins d'avoir de l argent, d'être connu. J ai toujours hésité à nommer mon ex employeur, mais cela fait 7 ans qu il profite de mon statut d handicapé(prime versée par l 'Etat), mais les derniers évènements me poussent à le faire. Ils ont eut l'immonde fait d'usurper l identité de ma soeur lors de mon Sida (45j de coma),et depuis je le paie cash,plus de dialogue depuis 7 ans, Direction des ressources humaines inexistantes. C'ette banque est le CREDIT LYONNAIS, il traite leurs employés comme leurs clients:si tu as du fric ok sinon dégages! Ma vie depuis l arrivée du VIH en 92, et le sida en 98, a basculé dans la dixième dimension: Je ne rentre plus dans les cases que cette société a mis en place. Je veux denoncer ce qu ils m ont fait subir la mise à l écart, l exclusion,le mépris et maintenant ,il s souhaitent que je démissionnent ,pour éviter de payer des indemnités de liscenciement(presque 20 ans )en me faisant craquer. Je pense que très bientôt, j'écrierais sur ces pages mon histoire qui peux paraitre banale mais je me suis sorti d'un cancer, du Sida,de l alcool,j essaie d'être réinsérer;mais non la tête a peine au dessus de l eau, ils réappuient pour me noyer. Ce sont que mes premières lignes, mais j ai la chance d'avoir 42 ans et penses être encore lucide et pas trop amoché psychologiquement, CELA devient un CRI d'alerte
Par joel
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Mercredi 20 septembre 2006
Dirigeants et employés de la banque l'ont mis à l'écart dès son infection connue. suite à mon interview pour le quotidien par Stéphanie PLATAT QUOTIDIEN : lundi 28 novembre 2005 C'est un survivant. Joël, 43 ans, a appris sa séropositivité en 1992, à l'époque où personne ne prédisait d'avenir aux gens comme lui. «J'ai direct fait le deuil de ma vie, de mes amis, et de mon travail bien sûr.» Il ne dit rien à la banque qui l'emploie comme conseiller commercial. Il prétexte un mal de dos pour prendre son traitement quinze minutes avant les repas. Ses alibis n'empêchent pas pourtant les rumeurs : à plus de 30 ans, pas vilain garçon mais toujours célibataire... Dans le coma. Joël se croit condamné, alors il se laisse aller. Un verre, puis un autre, puis quelques bouteilles. «J'ai payé "cash" mon envie d'en profiter.» En 1998, le sida se déclare. Joël passe quarante-cinq jours dans le coma et perd la parole, l'usage de ses jambes et de son bras gauche. Après neuf mois de rééducation et un sevrage alcoolique, il «revient» à la vie et pense pouvoir la gagner à nouveau. A la banque pourtant, on a pris connaissance de sa maladie : sa directrice a mené l'enquête en se faisant passer pour sa soeur auprès du personnel de l'hôpital. En décembre 1999, il est reconnu comme travailleur handicapé mais revient à temps complet. Sa direction lui explique que, pour des raisons de compétitivité, il ne peut reprendre son ancien poste. «Je me suis retrouvé employé polyvalent, remplaçant au coup par coup mes collègues.» Un jour à la rotonde d'accueil, le lendemain au guichet. «J'ai passé un mois et demi sur une table de cuisine à faire du conseil téléphonique.» Il sent que les choses sont différentes. De quatre bises matinales, on passe à deux, puis au bref «salut». Les invitations à dîner deviennent exceptionnelles. «Au bout de deux mois dans l'agence, je déjeunais avec les stagiaires.» En avril 2000, il obtient un mi-temps thérapeutique. Il travaille tous les matins, l'après-midi est réservé aux soins. «Je n'allais pas me balader, comme me vannaient mes collègues.» Chef inquisitrice. En novembre, nouvel incident, un employé jette sur son bureau un dossier de «réclamation client» à boucler dans la journée, au lieu de le lui remettre en mains propres. Joël se plaint à la direction. C'est alors qu'il apprend que ses chefs sont au courant de son infection. «Ils m'ont expliqué comment ils l'avaient su.» Par l'intermédiaire de la directrice inquisitrice, et du médecin du travail, qui a confirmé. «Je me suis senti déshabillé. J'ai tenu encore une semaine et je me suis arrêté pour dépression.» Alors classé inapte au travail dans la branche banque et assurance, il intente une procédure aux prud'hommes pour discrimination cachée et mise à l'écart progressive. Par deux fois, en 2001 et 2002, il est débouté. Aujourd'hui, il s'estime «incapable de retrouver ses ex-collègues». «Alors qu'ils ont tout fait pour [le] faire partir», Joël est toujours sous contrat avec cette banque.
Par joel
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